Hérault à vélo jour 1 : Un nouvel angle

À mon retour d’Amérique je suis retournée vivre un temps dans ma région natale, l’Hérault. Cette région là je ne l’avais jamais beaucoup aimé et jamais cherché à la connaitre. Alors lorsque j’ai vu cette offre d’emploi dans le village de Saint-Pons-de-Thommières (C’est où ça?). Du coup, j’ai décidé d’aller porter ma candidature à vélo. Une belle occasion pour repartir et surtout redécouvrir le département où je suis née et que je connais si peu.

hérault à vélo
Carte de mon parcours de l’Hérault à vélo

Pourquoi ?

Repartir oui, mais pas n’importe où. Je ne pense pas passer ma vie à courir le monde sans m’arrêter.
Quelques jours plus tard me voilà donc en train de remonter mon vélo, remplir mes sacoches, et reprendre la route. Mais cette fois-ci je ne pars pas pour le bout du monde. Non, le voyage sera encore plus excitant. Je pars visiter mon pays, ma région, mon Département. L’Hérault à vélo !

Après avoir tant voyagé, je me suis rendue compte que je n’avais pas pris le temps de visiter la terre sur laquelle j’avais pourtant grandi. Alors tant qu’à revenir sur les traces de mon passé, autant plonger dans mes racines à pieds joins  et de me délecter de ma passion par la même occasion.

Les préparatifs

Avec seulement un ou deux semaines de repos depuis mon arrivée en France, je ne ressens pas vraiment le besoin de me préparer. Je pars avec le même matériel que la Patagonie, le même désir de découverte, l’habitude et le goût de voyager seule et à mon propre rythme. Le plus gros défi de ce départ aura été de remettre ma bécane sur ses roues puisque ma trousse à outil s’est perdue pendant le transfert à Buenos Aires. Cependant je fini tout de même par reprendre la route un samedi matin en fin du mois de mars.

La question du matériel est rapidement réglée. Je charge à peu près les mêmes choses que j’avais déjà avec moi lors de mon voyage en Amériques. Soit 2 t-shirts, 1 pantalon convertible (vous savez avec une fermeture éclair pour le transformer en short), une polaire et un manteau coupe-vent/imperméable. Pour voyager seule la tente ultralight de Décathlon me suffit amplement, Tapis de sol et sac de couchage bien chaud car les nuits sont encore fraîches au mois de mars.

Le seul véritable changement aura été l’absence volontaire de réchaud. Les joints de mon Nova + commencent à fatiguer et je n’ai pas le goût de m’y atteler maintenant. Les menus se composeront de sandwichs à la tomate (pain de mis, tomate, mayo), de couscous et de noix à volonté.

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Camping sauvage dans la garrigue

Recommencer sous un nouvel angle

Les premiers kilomètres se sont déroulés sur la piste cyclable qui traverse mon village. Je l’avais emprunté maintes et maintes fois dans mon enfance. Sachant qu’elle s’arrête nulle part et ne mène à rien, je m’enfuis aux abord de Cournonterral afin de prendre les chemins de garrigue. Changement de point de vue. Les villages de mon enfance se transforment et devienne magnifiques. Me voilà en train de découvrir des routes et villages une dizaine de kilomètres seulement de là où j’ai grandi. Et pourtant, il me semble tout redécouvrir.
Pourquoi ne l’ai-je pas fait plutôt ?

Accompagnée de la “Carte touristique de l’Hérault” pour tout GPS, je me promène, découvre et invente des histoires sur mon pays et ma terre. Je pense à la vie qui s’est déroulé sur ce terroir, à toute l’histoire qui l’a forgé pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.

Haut-Languedoc : Cournonterral sous un nouvel angle
Cournonterral sous un nouvel angle – ©La Cyclonomade

Points d’intérêt à Cournonterral : La fontaine d’Annibal, le Canyon du Coulazou, les vestiges des remparts, promenades à vélo dans la garrigue.

À peine sortie de Cournonterral un petit col de 500m environ s’offre à moi. À son sommet déjà le premier panorama de l’Hérault se dessine. Que le département est différent loin de Montpellier… J’évolue tranquillement entre vignes et garrigue. Des massifs montagneux se forgent à l’horizon. Ce sont les massifs de l’Espinouse, du Mivervois, de Séranne et du Caroux. Je ne les connais pas encore. Je file pour me rapprocher d’eux…

Olargues classé aux plus beaux villages de France

Ma première halte se fait à Olargues, après 110 km le vent de face. Je suis épuisée. Chaleureusement accueillie chez Elke et son mari qui m’offrent tout de suite une douche chaude et un bon repars pour me remettre de la fatigue de la journée, nous passons ensemble une très belle soirée et ils m’invitent à revenir le lendemain soir après mon tour de vélo.

Traversé par la voie verte Passa Païs. C’est dans ce village qu’il y a le fameux pont Eiffel tout rouge. Dis comme ça, ça ne semble pas intéressant (et la photo n’est pas terrible non plus je vous l’accorde) ; mais ce n’est qu’une fausse impression. En tant que cycliste j’étais heureuse d’avoir ce pont juste pour moi.

Haut-Languedoc : Olargues et le pont Eiffel
Promis j’y retournerai faire une plus belle photo – ©La Cylonomade

Points d’intérêt à Olargues : Le pont du diable, les vestiges du château, les ruelles médiévales, le restaurant Fleurs d’Olargues, …


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