Hô Chin Minh Ville - viet nam à moto

Coup de blues au Viet Nam

Nous quittons donc le Cambodge avec une certaine effervescence. il faut dire que le Viet Nam est un pays qui a le don d’alimenter fantasmes d’exotisme et promesses de sérénité. Malgré beaucoup de points communs avec le Cambodge, tout semble nouveau et nous savourons chaque moment. Après le passage de frontière et notre courte escale à Ha Tien, nous prenons le bus pour Hô Chi Minh Ville, où nous arrivons aux petites heures du matin.

La tentaculesque Hô Chi Minh Ville

Le bus nous abandonne on ne sais où, quelque part en au coeur de la ville. Heureusement nous avons l’application Maps with Me qui nous permet de voir où l’on est et où on va. Car certes, si l’on oublie de se perdre aujourd’hui quand on voyage, il y a des moments où c’est simplement reposant de savoir où on va.

Cependant nous avons encore 3h avant de nous présenter chez nos hôtes Couch Surfing. Nous sommes vraiment excités de profiter de ce moyen de rencontre alternatif pour aller rencontrer des vietnamiens.

En attendons nous profitons de marcher à travers la ville pour rejoindre nos hôtes. C’est aussi l’occasion idéale pour commencer d’ores et déjà à tester les saveurs locales. Banh mi pour le petit déjeuner ; et promenade au parc où sont rassemblé de nombreuses personnes venues danser ensemble. Amusés par ces occidentaux ils nous invitent à danser avec eux. Cependant notre manque de talent pour la danse les fait avant tout rire, puis ils nous abandonnent pour retourner danser pour de vrai.

C’est aussi dans ce parc que l’on a notre première discussion en vietnamien. Ou disons plutôt en Google Translate.

danseurs - parc ho chi min - viet nam à motoNos hôtes sont une fratrie habitant dans un grand immeuble de la ville avec un salon et deux chambres. Nous sommes de nombreux Couch Surfing à venir dormir aujourd’hui. Ce rassemblement créé une véritable ambiance d’auberge espagnole – version Viet Nam.

Nous partageons un repas typique, découvrons la simplicité volontaire au Viet Nam et interrogeons nos hôtes à propos d’un éventuel achat de moto. Ils nous indiquent le quartier touristique comme lieu de référence certaine.

Le lendemain nous partons donc pour le quartier touristique de la ville. On passe de notre grande tour de béton donnant sur un boulevard toujours chargé à un petit quartier de ruelles, piétons et motos. Cependant on passe aussi d’un quartier où des gens sympathiques et curieux viennent nous voir de façon spontanée à un quartier d’auberges et d’hôtel, et de vendeurs de rue assez insistants.

Effectivement, ici il n’y a pas de problème pour trouver une moto. On découvre, avec un peu de déception, que beaucoup d’occidentaux traversent le Viet Nam à moto, à travers la route Hô Chi Minh… C’est génial car nous avons toutes les ressources à portée de main pour trouver de l’information, mais un peu apeurant aussi parfois quand un local essaye de te vendre une moto comme il vendrait de la drogue…

” Pssst… moto ?”

Cependant on magasine avec ardeur. Des occidentaux ayant terminé leur voyage essaye de nous convaincre de la qualité de leurs motos (et ça aurait pu marcher sans Yan), des vendeurs locaux nous entasse sur des motos pour nous emmener à l’autre bout de la ville dans leurs magasin. Là encore Yan n’est pas convaincu que ces bécanes puissent nous mener au nord du pays. On doit alors de débrouiller pour rentrer en bus, ne sachant plus où l’on est. Merci encore Maps with me !

Malgré nos recherches rien ne nous séduit – à part deux vieilles motos avec beaucoup de style mais plus de mécanique. On suit alors les conseils de nos hôtes de chercher en dehors de la grande ville. Ce sera plus facile pour commencer à rouler.

Fatigués de toujours négocier, on passe alors par une agence locale pour prendre un bus jusqu’à Nah Trang, la prochaine ville à voir en prenant la direction du Nord. Une amie d’Alice, venue au Viet Nam 7 ans plus tôt, nous a indiqué cette ville comme une étape incontournable. Tout est en ordre, on part d’Ho Chi Min avec des billets de bus incluant notre transfert à l’hôtel.Hô Chi Minh Ville - viet nam - moto - viet nam à moto

Escale d’horreur à Nah trang

Le matin de notre départ d’Hô Chi Minh, nous faisons l’erreur de prendre un bus tôt le matin pour rejoindre le centre0touristique d’où part notre bus pour Nah Trang. Déstabilisés par a foule, ce même trajet que nous avions apprécié la veille devient un moment de stress. Les locaux nous font les gros yeux face à nos sac à dos qui prennent de la place ; nos porte-feuilles sont rangés trop loin dans nos affaires pour réussir seulement à les saisir. Alice paye pour nous trois.

En sortant du bus nous allons nous assoir en terrasse pour attendre le bus… Le porte-feuille d’Alice a disparu ! Poussé de stress et puis finalement on respire. Elle profite d’internet et des téléphone pour faire opposition à sa carte et débuter des démarches pour refaire ses papiers importants perdus (permis et carte d’identité). Heureusement il lui reste son passeport, et nous pouvons lui avancer l’argent pour les motos et le reste du voyage.

Néanmoins l’événement créé un début d’ambiance maussade. Et c’est dans cet état d’esprit que l’on monte dans le bus.

Le trajet m’est horrible. Tout d’abord je suis très inconfortable, toujours malade en autobus, je dois aussi tenter de négocier avec le chauffeur pour avoir le droit à une pause pipi en 7h de route. Et croyez moi, je n’étais pas la seule à partir en courant aux toilettes lorsque le bus s’est enfin arrêté.

Mais ce que je détestais le plus, c’était l’absence de toute liberté. Je devais simplement rester là à attendre que le temps passe. Incapable de lire en voiture, je passais alors mon temps à tenter de faire échapper mon mal de coeur en regardant les paysages… Tout ce que je manquais en fait. Combien de fois ai-je souhaité pouvoir m’arrêter pour aller profiter de l’extérieur… Je n’ai pas compter tellement il y a en avait…

viet nam à moto

Bref, après cet interminable trajet de bus, nous arrivons enfin à Nah Trang. Impatiente je me dépêche de sortir ! Cependant, avant même d’avoir eu le temps de descendre, un homme m’attrape, me demande mon hôtel, combien de personnes sont avec moi et m’indique alors 3 hommes qui vont nous conduire à notre hôtel. J’essaye de demander si c’est bien compris, mais la communication n’est pas au top. J’en déduis que oui et indique à Yan et Alice que ces hommes là vont nous emmener à l’hôtel. Mais un pressentiment désagréable s’installe dans ma poitrine : je n’ai pas assez insisté sur les détails du transport.

Se déplacer en taxi moto au Viet Nam est toujours assez comique. Des conducteurs téméraires emmènent 1 à 2 touristes sur leurs scooter, en plus des énormes sac à dos qu’ils mettent entre leurs jambes. Parfois ils donnent un casque – mais pas toujours – puis ils s’élancent dans le trafic chaotique du Viet Nam. J’hésitais toujours entre la joie de ces moments et la peur de mourir dans un accident…

Après être passés plusieurs fois au mêmes endroits, les conducteurs nous déposent, indiquant le chemin pour notre hôtel, précisant qu’ils ne peuvent y aller en moto. On les remercient.

Ils nous réclament 100 dong chacun.

Je me décompose de l’intérieur…

Tout d’abord parce que je suis très fatiguée, et que les négociations m’épuisent. Ensuite parce que je suis celle qui a discuté avec eux et qui n’a pas demandé le prix avant. On discute, on argumente, on se fâche. On tente de partir mais l’un des trois hommes bouscule Yan, prêt à le frapper. Ses amis le retienne. On leur donne finalement 100 dongs au total. Yan rigole de la mise en scène classique pour extorquer de l’argent… Moi j’en ai marre.

Le lendemain on s’achète des motos et on part loin de Nah Trang, cette ville cauchemardesque où la plage s’est fait dévorer par d’énormes immeubles de béton. C’était peut être magique 7 ans plus tôt, mais aujourd’hui il n’y a plus grand chose d’attrayant pour le touriste en quête d’authenticité et non d’hôtel luxueux.

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