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Panique au départ

J-1… H moins pas grand chose…

Le compte à rebours a commencé il y a longtemps pourtant. J’ai déjà compté les mois, puis les semaines. Maintenant ce sont les jours qui s’écoulent, les uns après les autres. Et ce, bien plus rapidement que je ne l’imaginais. C’est à partir de j-15 je crois que j’ai commencé à paniquer. Paniquer, mais pas seulement. Car dès les premiers jours de ce projet et l’annonce de ma démission pour m’y lancer à corps perdu, la période des préparatifs s’est déroulée aussi sur un fond de sérénité profonde.

Tout histoire à un début

D’ailleurs, je ne suis pas sûre de vous avoir parlé du début de ce projet. Pas le moment où l’idée à émergée, mais bien tous les petits moments, ces hasards de petits chemins qui m’ont amené jusque là.

J’ai toujours aimé jardiner. Alors en venant à Montréal, impossible de m’imaginer sans potager, aussi petit soit-il. Très vite il a débordé de légumes, et grouillait d’insectes. J’ai alors voulu ajouter des fleurs pour faire de ce petit carré de terre une oasis pour les abeilles et papillons qui disparaissent de la surface de sa planète. Mon petit geste écolo à moi.

Et c’est cette démarche là qui m’a amené à être bénévole pour la Fondation David Suzuki lors de leur campagne l’Effet Papillon. Une dynamique qui m’a soufflé l’idée de créer un itinéraire de voyage sur cette thématique là. Un projet qui me représente sous toutes mes facettes : l’écologie, le vélo, le tourisme, l’écriture…

Cependant, j’ai bien compris que ce projet allait me mener encore plus loin. Car parler de la disparition des monarques, c’est aussi – et surtout – parler des changements climatiques, de la pollution, de la détérioration de la planète, et surtout des gestes du quotidien que l’on peut transformer, chacun d’entre nous, pour initier un mouvement global.
Ce voyage là doit alors être plus qu’un simple voyage de prospection, mais un exemple de voyage écologique. Et puisque j’ai la chance d’avoir assez d’expérience en cyclotourisme pour pouvoir me lancer des défis, je vais essayer de mener un voyage zéro déchet et avec l’empreinte carbone la plus faible possible.

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©La Cyclonomade

Pfiou… C’est que j’ai du pain sur la planche !

Le rush des préparatifs voyage de cyclotourisme

Idéalement j’aurai voulu partir en aout 2018 et faire le trajet du Nord au Sud afin de partir de chez moi à vélo, et arriver à Mexico en même temps que les papillons, pour la fête des morts. Mais bon… Le timing était parfait pour un départ en février, avec mes 2 soeurs qui vont venir pédaler 10 jours avec moi autour de Mexico. Par contre j’ai dû me préparer en express.

Puisque je possédais déjà une grande partie de mon matériel nécessaire, les 2 premiers mois de préparatifs ont surtout été accès sur la recherche de partenariats et la collecte d’informations touristiques et scientifiques pour déterminer la route.

Voyant que je m’éparpillais, j’ai commencé à faire un rétroplanning (que je n’ai jamais suivi). J’ai donc commencé par protéger mon concept via une enveloppe Soleau. Ensuite j’ai mis le projet par écrit sur un (magnifique) dossier de présentation, afin de l’envoyer auprès de toutes les entreprises ou professionnels avec qui je souhaitais travailler sur ce projet. Une fois que j’ai commencé à gagner en partenariat (et donc crédibilité), j’ai publicisé le projet en en parlant sur mes réseaux sociaux et sites web. Enfin, j’ai rédigé un communiqué de presse en 3 langues pour en envoyer plus d’une centaine à travers l’Amérique du Nord et la France.

On ne dirait peut-être pas comme ça, mais tout cela m’a pris énormément de temps et d’énergie.

Sur le plan de l’équipement, j’ai dû remettre à neuf mon Vélo de Ville avec lequel j’avais voyagé à travers l’Amérique du Nord en 2013. Pour ceux qui ne savent pas, suite à une double opération du canal carpien, j’ai favorisé le vélo couché qui permet de ne pas mettre de poids sur les mains. Cependant les montées sont plus difficiles. Alors j’ai préféré reprendre mon vélo de voyage pour ce projet en solitaire qui va me mener à plus de 3000 mètres d’altitude…

Malgré toute cette mécanique, le plus complexe aura été l’achat d’équipement numérique. Puisque je pars rédiger un guide de voyage, j’ai besoin de collecter un maximum d’images,  et des belles en plus. Alors malgré 2 petits mois de préparatifs j’ai parcouru Montréal et le web pour prendre de temps de tout comparer et de faire des achats rapides et justes.

Dès 7h du matin un stress énorme me réveillait, tout en étant incapable d’arrêter de travailler avant minuit. Mon esprit ne cessait jamais de cogiter, d’avoir de nouvelles idées, d’ajouter des tâches à ma to-do…  Alors à chaque matin le stress montait toujours plus.

Cependant, en plus de cette sensation de panique, j’étais aussi sereine… Étonnement, je restais sure de moi et de mon projet, forte de mes expériences de cyclotourisme passées. C’est surtout la ligne du temps qui m’impressionne…

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©La Cyclonomade

Bilan j-1 avant le départ

Et puis voilà arrivé le moment fatidique du J-1. Cet espace temps où rien ne fonctionne comme prévu (le vol des mes soeurs reporté de 24h par exemple suite à une grève…), et que tout semble difficile. ce moment où l’on se rend compte de tout ce que l’on a pas fait et qui aurait été tellement pertinent, mais pour lesquels on n’a plus le temps.

On ne peux s’empêcher d’être mitigé à ce moment précis où il est impossible de s’arrêter, où l’on est surexcité à l’idée de réaliser un projet que l’on prépare depuis des mois (voir des années).

Le jour du départ je suis sans mot. Je suis heureuse et triste. Je ne sais plus comment réagir, je ne sais plus dans quelle j’ai choisi de m’embarquer. Je ne sais plus si j’ai toujours envie de partir. Je ne sais plus si je vais être capable de mener à bien le projet.

Pourtant je mets un pied devant l’autre, et passe une à une toute les étapes jusqu’à Mexico…


As-tu déjà vécu des départs difficiles ? Es-tu plutôt serein ou paniqué quand tu te lances dans une nouvelle aventure ? Partage ton expérience en laissant un commentaire.
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©La Cyclonomade
  • Martin JeanClaude

    Laura t'es pas la seule à avoir eue ces sentiments. C'est pareil au théâtre avant une première. Une fois monté sur scène, les premières répliques lancées c'est parti! C'est pareil pour toi, passés les premiers kilomètres t'es dans le coup de.. .pédales! Bien à toi Tonton Sacoche.

  • Cyndie

    Bravo laura. Ton parcours et ton nouveau périple est force d inspiration et d admiration. Je ne doute pas de ta capacité à atteindre tes objectifs qui sont pleins de bienveillances envers notre écologie et surtout une source de motivation pour nous, femmes qui hésitent encore à nous surpasser pour vivre de nouvelle aventure en solitaire. Bravo et continue à croire en toi. Amicalement. Cyndie

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