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San Luis Potosi, on a un problème… Ah non, plusieurs en fait !

Entre Guanajuato et San Luis Potosi, j’ai deux jours de vélo qui s’annoncent. Et si je pensais camper, ma rencontre de la veille avec le cycliste malpoli m’a complètement coupé l’envie. Je dois donc parcourir 120 km pour rejoindre le premier hôtel, avec environ 1000m de dénivelé positif dans la journée. Pas évident, mais je m’en sens capable.

De galère en galère

La route est étroite, à pic et sinueuse pour sortir de Guanajuato. Ainsi je suis contente de m’échapper à travers un sentier de terre battue qui part dans la montagne. Mais qui est plus raide aussi. Au bout de quelques kilomètres je croise un taxi qui me crie que c’est une voie sans issue et poursuit sa route… Est-ce vrai ?
Je continue d’avancer mais la tension monte (le thermomètre aussi). Dois-je faire confiance à Google Maps, sachant qu’il a déjà tenté de m’égarer sur un sentier non accessible aux vélos au Québec ? Au sol il y a plusieurs traces de pneus. Mais sont-elles là depuis ce matin, ou retracent-elles l’ensemble des véhicules depuis des mois ?
Je ne sais pas.

Et personne ne semble passer…

Le panorama est magnifique.

Autant en profiter alors. Je sors mon drone. J’ai exactement le plan de vue en tête. Je vais en profiter aussi pour tester quelques options. Le moment semble parfait. C’est magnifique ! Je le recule juste encore un peu et… Paf ! Le voilà qui s’emmêle les hélices dans un arbre. En même temps un bruit de moteur se fait entendre. Je cours chercher mon blessé qui en a perdu ses hélices, regagne mon vélo le plus vite possible, le relève et… M***e !

Je viens de casser une sacoche…

Pas du tissu qui s’écorche… Non, l’attache à brisé sous le poids du vélo trop lourd tiré à terre.

J’arrête la voiture, qui va dans le mauvais sens, et elle me dit que la route a bien une issue, et qu’elle mène où je souhaite aller…

Ouf…

Ou pas.

La situation se présente comme trop mal pour le moment : j’ai assez d’eau mais pas de nourriture, je dois réfléchir à ma sacoche, et je crois que je suis trop stressée par cette situation pour continuer sereinement.. Je choisi donc de redescendre sur Guanajuato en mettant ma sacoche en sac-à-dos. Certes c’est du poids et du volume, mais je ne regrette pas d’avoir pris avec moi l’adaptateur pour transformer mes sacoches en sac-à-dos. Surtout à ce moment là.

Je redescends donc les 400m de dénivelé que j’ai mis plusieurs heures à gravir… Cependant, de retour sur Guanajuato mon petit mal de dos de ces derniers jours est devenu lancinant. Je ne suis même plus capable de soulever la roue avant de mon vélo pour monter un trottoir, et ils sont hauts ici.

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À ce moment là je n’ai plus vraiment le choix. Ayant une conférence de prévue sur San Luis Potosí, je ne peux pas me permettre de prendre du retard. D’un autre côté je ne peux pas continuer avec une telle douleur dans le dos, je dois me reposer. Sachant que la Casa de ciclista de  San Luis Potosi pourra m’accueillir, je prend un bus pour m’y rendre le soir même.

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Repos à San Luis Potosi avec Vida sobre Ruedas

Sur place je suis accueillie par une équipe de passionnés de vélo. On voit bien de la casa est abîmée par le temps, mais ce n’est pas grave, il y a des vélos partout : peins sur les murs, en affiches, sur les t-shirts, en tatouages sur les gens, et même des vrais dans les couloirs. L’ambiance me plait beaucoup !

San Luis Potosi est une grande ville toute en étant de petite taille. Parfaite pour faire du vélo me dit l’équipe de l’association vélo de la ville Vida Sobre Ruedas. En tout cas elle est charmante, vivante et recueille plein de belles adresses où flâner. Et si vous prenez le temps de contacter l’asso vélo, vous pourrez sûrement participer à un événement vélo. Ils en organisent toutes les semaines !
De mon côté en réalité, je vais avoir un peu de mal à vous parler de la ville autrement qu’en promenades. Je dois vous avouez que j’ai dû rester couchée, ou à faire des exercices pour le dos. Chaque sortie était toute une aventure, et je me déplaçais comme un robot auquel on aurait oublier d’articuler le dos et les épaules.

Heureusement une adhérente de l’association, Raquel, m’a offert un massage et un relaxant musculaire pour arriver à dénouer le tout. Le début d’une rémission… Juste à temps pour pouvoir animer ma première conférence sur le cyclotourisme en Espagnol !

UPDATE – Le lendemain j’arrivais à reprendre possession de mon corps sans pouvoir forcer. Trois jours plus tard j’ai été capable de prendre le bus pour Monterrey. Et après deux semaines je n’ai plus aucune douleur. Cependant j’ai pris l’habitude de faire des exercices de yoga pour le dos tous les jours, et je m’y tiens. Cela m’aide beaucoup, y compris pour récupérer après une journée de vélo.

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  • sylvie pedebas

    Bravo pour ton courage et ta persévérance mais surtout prends bien soin de toi! on t'embrasse très fort Sylvie -Denis

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